Perce, perce.
Choc des yeux :
ce percement
qui troue les choses —
brièvement —
par le vidé du corps
dans l’épaisseur
de l’opaque.
Toujours vu cet opaque,
jamais traversé.
Le perçu
perce,
devient lame,
tombe
où les formes s’affinent,
s’effilochent vers soi,
tourbillonnant
comme deux mains
creusent l’eau
autour d’un corps.
Fragments scellés
par l’épuisement,
brièvement,
au vif,
après l’effort
qui vient laver l’ombre,
blanchit,
épaissit,
tranche
dans la matière nue.
(Maloja)
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