Des flottements
noirs, de longues
attentes entre les continuités.
Des mains tentent de rassembler l’épars, le
rompu.
Contourner les boucles douloureuses. Élargir en autant de cercles
qui assainissent l'ensemble du corps, fluidifient l'énergie.
Puis deux pensées s’emboîtent,
dilatent le temps, s’informent elles mêmes de leur
volubilité. Les mains ponctuent l’espace mental, elles rythment
les entrechocs, les collusions
lâches, en dérives
et ressacs ajointés.
La nuit étire le noir, allonge
les ombres, elle donne la mesure des pierres dissoutes,
des caillots de mots qui se résorbent doucement
dans un fond fluide et paisible, une respiration
lente, sereine
et reliante.

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