Vers l’arbre
Arbre. Je tire l’eau du sol avec toi. De tout mon corps, j’absorbe les rayons de l’air comme les feuilles à ton faîte. J’enfonce mes pieds dans la terre pour ressentir l’humidité que boivent tes racines. Sur ma peau, j’éprouve la rudesse de ton écorce — un ensemble de chairs tachetées, scarifiées, tatouées. Debout, je m’étire vers le ciel : ma tête devient frondaison, mes bras s’allongent en branches, mes mains s’ouvrent en bourgeons. Je cherche ton mouvement immobile, le temps long de tes écorces.
Un corps de fleur
L’œil capte des énergies dans la saturation des signes, balbutie ses couleurs dans des formes vives, gracieuses, ailées. Libellules, insectes-fleurs, papillons. Comme eux, je passe inaperçu en imitant la teinte et le contour des organes floraux.
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